Les grandes occasions
Je suis trop sorti cette semaine, je n’arrive plus à rentrer entier chez moi. Ce soir c’était bien, comme les autres soirs. J’ai lu en public des extraits du livre d’Isabelle Lartault, Les grandes occasions, à la galerie Nuke et à la galerie Ouizeman. Nous avons lu puisqu’il s’agissait d’un chaîne de lecteurs. Encore un vernissage me direz-vous : « Nous ne vieillirons pas ensemble ». Le titre de l’exposition m’a accroché.
Je réalise que mon pauvre bébéblog vire blog de critique ou de mondain de l’art contemporain. Birk !!! C’est ça ma vie ?
Je devrais plutôt parler du couscous au sauté d’agneau dévoré avec les copains chez Omar ensuite, et de notre grande discussion sur le judaïsme, le statut stigmatisé du dialogue dans le champ de la littérature expérimentale contemporaine et les frasques secrètes des maîtres queues du Grand Véfour. Je devrais dire que je m’inquiète pour la griffure qu’une petite conne de la cour de récréation a fait sur le visage de ma fille, griffure profonde qui ne part pas et qui va laisser sa trace. Sale petit conne, j’entraîne B* pour qu’elle explose ta sale petite gueule la semaine prochaine. Tu vas voir, profite de ton week-end, petite conasse, même la directrice ne saura plus où seront tes bras dans l’école tellement B* va t’éparpiller.
Lundi je retourne à l’atelier, il faut que je retrouve un centre de gravité. Je dois avancer mes toiles en cours et lancer celles de mon exposition de septembre. Août seul à Paris, quand la ville est un cloître italien.
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