La fin du catholicisme
Bon bon, je voulais le garder pour moi mais j’ai terminĂ© une toile aujourd’hui, trĂšs borderline, trop beaucoup de choses, en un mot rĂ©ussie (selon moi et je suis le seul qui sait). Alors chers amis, prise avec mon iphone 3G(pasS), let me introduce you « La fille aĂźnĂ©e de l’Eglise » :
C’est du 30 ou 40F, chais plus, faudra que je regarde.
Je suis bien bien content, parce que j’ai bien bien failli la perdre la petite. A un moment j’ai mĂȘme cru que c’allait en ĂȘtre fini du catholicisme juste Ă cause de moi. MĂą noooon ! C’est paaaas finiiii !
Du coup ce soir, Ă la private party du 52 rue Sedaine, j’ai passĂ© mon temps Ă montrer ma photo Ă des gens qui n’en avaient rien Ă faire et qui parfois « aimaient la peinture en gĂ©nĂ©ral mais pas n’importe quoi ». Heureusement il y avait Jacques K (mon ami de surface comme il dit), Arnaud P. et JoĂ«lle. Et puis Eric et Isabelle, mais on ne compte pas les invitants Ă ce jeu-lĂ , le jeu des gens gentils, parce que bon, quand c’est toi qui invite on s’attend Ă ce que tu sois gentil, et si tu n’es pas gentil, alors il y a de bonnes chances que tu sois schizophrĂšne. LĂ c’Ă©tait trĂšs cool. J’ai mĂȘme pu faire de la pub pour Daniel Arasse, ce qui n’est possible qu’entre gens de bien.
Reste Ă trouver le titre de mon petit texte pour les Monuments Nationaux (mailing quand ça sortira), Ă faire surgir de terre une africaine photographiable qui ne rĂ©clamera jamais de royalties lorsqu’elle verra sa tĂȘte en 4par4 sur le pĂ©riph (c’est une histoire compliquĂ©e rapport Ă un ami cĂ©lĂšbre qui est fan de la tour Eiffel et de Ouagadougou indistinctement), Ă envoyer un mail de benchmark Ă mon pĂšre sur le montant des loyers des studios de 25m2 dans le 11Ăšme arrondissement, et Ă Ă©crire Ă bout de fatigue, aidĂ© par elle, quelque chose de sublime long d’au moins 3000 signes (Ă 1500 je prends).
Parfois j’aimerais ĂȘtre en mesure de prier tous les soirs, mais souvent je finis par regarder une sĂ©rie amĂ©ricaine sur TMC. RĂ©ussir sa vie spirituelle, ce n’est pas facile.
Commentaires (6) [Permalien]




mark, chenapan,
voilĂ 1709 mots impubliables pour te recentrer sur la vraie religion.
A lâĂ©poque, au commencement comme dit le bibliste, chaque mot prononcĂ© avait une valeur sacrĂ©e (ce nâest plus tout Ă fait comme aujourdâhui). CâĂ©tait donc le vrai temps du VĆu, du Verbe, quand chaque souhait exprimĂ©, chaque idĂ©e dite prenait forme. Il suffisait par exemple de formuler : âcielâ, et aussitĂŽt le ciel existait. Il ne fallait pas exagĂ©rer, car de la mĂȘme façon, si tu formais de tes lĂšvres (ou de ce qui servait alors de lĂšvres) le mot âmerdeâ, Ă©videmment la merde arrivait immanquablement. Et mĂȘme : en ne voulant faire que du bien, on ne peut sâempĂȘcher de faire mal, suivant en cela la cĂ©lĂšbre Ă©quation kabbaliste du (yotertov=yoterlo-tov) qui prĂ©side encore aujourdâhui aux destinĂ©es du monde.
Les ĂȘtres qui vivaient Ă cette Ă©poque – les Ă©lohims – avaient donc appris Ă ne pas conceptualiser Ă tort et Ă travers. Ils prĂ©fĂ©raient ne rien dire, ne rien penser, ne rien imaginer. Si bien quâĂ force de ne plus rien penser, la sociĂ©tĂ© des Ălohims sâĂ©tait tout simplement gelĂ©e. Ces ĂȘtres Ă©ternels restaient lĂ , infiniment immobiles, absolument pĂ©trifiĂ©s, immensĂ©ment vides de toute utilitĂ©, sous peine de voir chacun de leurs pets mentaux prendre corps. Ils ne pensaient quâen abstraction, Ă des idĂ©es si Ă©levĂ©es quâelles nâavaient aucune chance de jamais retomber. Ni utilitĂ©, ni forme, ni mouvement, ni flux. Aucun Ă©change, aucun sens, aucune attente : le Rien Ă©tait.
Mais lâun des Ă©lohim Ă©tait un rĂ©voltĂ©. Il pensait que ces sphĂšres absconses oĂč ses semblables se rĂ©fugiaient nâĂ©taient pas vivables. Il voulait Ă tout prix exercer son esprit sur du rĂ©el, bon dieu ! Il se sentait une Ăąme crĂ©ative, un tempĂ©rament dâartiste, persuadĂ© de son bon droit et de sa singuliĂšre singularitĂ© – bref, il Ă©tait un jeune con Ă©goĂŻste et suffisant.
Cet Ălohim insupportable sâappelait YHVH, ou quelque chose dâapprochant. Vous pouvez prononcer Yves, ou YavĂ©, ça dĂ©pend de votre accent. Donc, Yves ne pouvait sâempĂȘcher de penser pratique. Il sâĂ©tait dĂ©jĂ fait remettre au pas par ses pairs. Un jour il avait pensĂ© au Rien avec un peu trop de sens pratique : il avait dĂ©rapĂ© de rien Ă noir, de noir Ă nuit, de nuit Ă jour⊠et voilĂ comment on sâĂ©tait retrouvĂ© avec des couleurs, des jours, des annĂ©es des cycles, bref tout un Ă©quilibre instable et changeant qui risquait de sâĂ©crouler Ă chaque moment, et de forcer tout le monde Ă penser. Et les couleurs ! Encore un truc poĂ©tique de trop : le vert surtout, qui envahissait tout. Pour cette faute, il avait Ă©tĂ© condamnĂ© au terrible mantra du trouble : une litanie de sons horriblement douloureux, qui provoquaient ce que ces purs esprits pouvaient ressentir de pire, Ă savoir la sensation dâĂȘtre un objet perdu, une valise abandonnĂ©e par ses propriĂ©taire sur un trottoir cosmique.
Trente millions de milliards de Mantras du trouble plus tard, il Ă©mergea de sa peine infinie et vit que le vert Ă©tait partout, avec en plus du rouge et un peu de violet lĂ . Ăa le soulagea : il vit que câĂ©tait bien. Le violet Ă©tait dĂ©cidĂ©ment la couleur prĂ©fĂ©rĂ©e dâYves. Il imagina aussitĂŽt de piqueter de petites formes violettes tout le vert. Fuck ! il venait dâinventer les fleurs et – du mĂȘme coup – la vie vĂ©gĂ©tale, la sĂšve, les fruits, les graines et les saisons.
Il se prit Ă©videmment trente millions de milliards de Mantras de rab. Pendant une durĂ©e qui lui paru immensĂ©ment immense, il fut rĂ©duit au douloureux Ă©tat de jouet abandonnĂ© dans une caisse, dans un grenier abstrait. Le manque, le vide, la peur, la dĂ©tresse : tout son ĂȘtre se recroquevillait sur la peine primordiale de lâabandon. Putain que ça faisait mal !
Il se rĂ©veilla au milieu dâune Ă©tendue dâherbe piquetĂ©e de violettes et dâiris oĂč des arbres aux branches lourdes de fruits mauves embaumaient lâair. Tout ce vĂ©gĂ©tal lui soufflait des choses douces Ă lâoreille : il jugea que finalement son invention Ă©tait bonne, et ce fut le soir, et ce fut le matin du troisiĂšme jour. Il se surprit Ă penser que tous ces fruits pleins dâĂ©lĂ©ments nutritifs gĂąchĂ©s, pour rien, pour personne⊠Toutes ces bonnes choses, ces goĂ»ts, ce sucrĂ© et aucun ĂȘtre pour en profiter. Et aussitĂŽt que son imagination les concevait apparurent les bestioles qui pompent les fleurs, les animalcules qui sucent la sĂšve, les mange-feuilles, les croque-bois, les jolies petites choses volantes ou sautillantes qui se nourrissent de fruits. Et par logique interne et auto-gĂ©nĂ©rĂ©e, vinrent les machins qui mangent les trucs qui mangent les bidules, les animaux qui mangent la bouse, et les microscopiques monocellulaires qui vivent dans ladite merde, et qui mangent de lâintĂ©rieur les animaux qui mangeaient la merde, et aussi les animaux qui mangent les animaux, parce quâil faut bien finir quelque part. CâĂ©tait foisonnant, peuplĂ©, incroyablement divers, dâune diversitĂ© presque obscĂšne pour les Elohims, qui ne voulaient pas descendre de leur Rien, ni sortir de la brume abstraite qui leur servait de monde.
Oh, merde – se dit Yves – Je crois bien que jâai fait une boulette. Ces anim-mots câest joli, câest rigolo, moi, jâaime bien, mais Eux, je ne suis pas sĂ»r quâils vont apprĂ©cier.
Ben non, ils nâapprĂ©ciĂšrent pas. Pour rĂ©cidive, il Ă©copa de 60 milliards de milliards de Mantras du Trouble. Les animaux quâil avait créés eurent le temps de se reproduire, de muter et de surmuter. Ils sâaccouplĂšrent comme des bĂȘtes, enfantĂšrent comme des lapins, prospĂ©rĂšrent comme ils pouvaient sur cette belle planĂšte verte piquetĂ©e de jolies choses violettes. Pendant ce temps, Yves Ă©tait rĂ©duit Ă lâĂ©tat dâappendice intestinal, dans un bocal de formol, avec une Ă©tiquette Ă lâencre violette, sur lâĂ©tagĂšre dâune armoire de bois sombre, au dernier Ă©tage des rĂ©serves dâun musĂ©e de la mĂ©decine de province. Bref un truc qui ne servait Ă rien, sans beaucoup de passĂ© et encore moins dâavenir. Un morceau de bidoche abandonnĂ© que personne ne regrettait.
Des gĂ©nĂ©rations dâanimaux sâĂ©taient succĂ©dĂ©es quand sa peine prit fin.
Il ouvrit les yeux sur un monde parfait. Une profusion de sensualitĂ© : des plantes, des eaux, des astres, des marĂ©es, des couleurs, des saisons, des ĂȘtres vivants, du mouvement, des bruits. Les autres Elohims avaient beaucoup de mal Ă se concentrer sur le grand Rien au centre de tant de beautĂ©. Yves, lui, massait douloureusement son corps astral ankylosĂ© et son immense intellect perclus de regrets et de rancĆur. âIl ne reconnaissent pas mon gĂ©nie⊠Ils sont vieux, ils sont rĂ©trogrades, ils ne me mĂ©ritent pasâ se rĂ©pĂ©tait-il.
Mais dâun autre cĂŽtĂ©, il avait aussi sĂ©rieusement les chocottes dâune nouvelle tournĂ©e de Mantras. Il commençait peut-ĂȘtre Ă sâassagir, et franchement, câĂ©tait pas trop tĂŽt. Jusque lĂ , Ă part le foisonnement, il nâavait pas trop fait de dĂ©gĂąts. Bien sĂ»r, il y avait les fourmis rouges, les araignĂ©es vĂ©nĂ©neuses, les crocodiles et les plantes carnivores et deux ou trois autres crĂ©ations dont il nâĂ©tait pas trĂšs fier, mais, lâun dans lâautre, il sâestimait plutĂŽt bon sur le coup.
Et ce fût le soir, et ce fût le matin du sixiÚme jour.
Bon, ce dit Yves : aujourdâhui, profil bas. Je vais dormir, ça me calmera. En plus, jâai encore tous mes chakras fermĂ©s, ça me fera un bien fou.
Il sâendormit donc dâun sommeil lourd et rĂ©parateur. Mais malheureusement pas sans rĂȘves. Câest lĂ que le vrai cauchemar a dĂ©butĂ© : Yves rĂȘvait que quelquâun Ă©tait lĂ pour reconnaĂźtre son talent. Quelquâun qui lâadorait, qui lui passait Ă longueur de journĂ©e la brosse Ă reluire Ă coup de âoh, Ă©ternel yhvh, comme tu es bozĂ©fort, comme ton ramage est doux et comme câest bien ce que vous faites, jâadoreâ. Il voyait vraiment le monde Ă son image, avec lui en centre, en alpha et omĂ©ga, et ce drĂŽle de machin douĂ© de parole et dâintelligence dont la seule mission serait dâadmirer, et non pas comme toutes ses autres crĂ©ations, dâembellir.
Et ça lui plaisait drĂŽlement, Ă Yves, dâĂȘtre enfin admirĂ© par quelquâun. Il se rĂ©veilla avec une banane incroyable, un moral dâacier, et – encore un peu embrumĂ© – il dit Ă son voisin : tu sais pas Ă quoi jâai rĂȘvĂ© ? Ă un homme. Avant quâil ne se rende compte de sa bĂ©vue, la catastrophe Ă©tait lĂ . Un homme prosternĂ© devant lui, qui lui disait en bĂ©gayant : Oh, maĂźtre, qui est plus grand que toi ? Personne. Qui te ressemble parmi les Ă©lohims? Laisse-moi rire ! Qui est le plus chouette de tous ? Toi, seulement toi, lâUniqueâ.
Yves essaya bien de cacher la chose sous son pied, discrĂštement. Mais lâHomme hurlait sous la semelle : je tâaime ! je tâadmire ! je te vĂ©nĂšre ! Tu peux me faire mal et Ă©prouver mon amour, je tâaimerai, tâadmirerai et te vĂ©nĂ©rerai encore plus !!
En dĂ©sespoir de cause, Yves se dit : je vais crĂ©er un pĂŽle de dĂ©rivation Ă son admiration, vite, inventons quelque chose quâil pourra admirer, vĂ©nĂ©rer et mĂȘme plus si affinitĂ©, bref, il faut lâoccuper pour quâil ne pense surtout pas Ă moi. Un genre de ⊠femme, quoi.
Le coup de la Femme, ça aurait pu marcher. En fait, ça a marchĂ©. Malheureusement, Yves ne sâen est jamais aperçu. Pour avoir créé lâhomme, il a Ă©tĂ© condamnĂ© au Mantra du Doute Ă perpĂ©tuitĂ©. Il a Ă©tĂ© transformĂ© en Yaourt pĂ©rimĂ© au fond du vieux frigo dâun secrĂ©tariat dâune association caritative. Le truc quâon voit, quâon prend et quâon repose au mĂȘme endroit. Sâil se tient bien, dans quelques millĂ©naires, il pourra se transformer en yaourt au caramel, mais toujours pĂ©rimĂ©, pour quâen le reposant sur la clayette, les gens puissent dire : âdommage, je lâaurais bien mangĂ©, mais la date est dĂ©passĂ©e.â
Pendant ce temps lĂ les hommes et les femmes et les animaux et les plantes et les sphĂšres, et les luminaires, et tout le reste avancent Ă lâaveugle. Les Ă©lohims continuent dâen avoir rien Ă fouchtre, tout perdus quâils sont dans leurs confins dâinfinis Ă©thĂ©rĂ©s.
Et Yves moisit, sans que personne ne sâen soucie.
Donc si vous vous demandez : oĂč est Dieu ? la rĂ©ponse est facile : dans le frigo. Et quand vous jetterez un yaourt pĂ©rimĂ©, prosternez-vous avant devant lui : vous adoucirez peut ĂȘtre la peine dâun condamnĂ©.
GĂ©nialissime ce texte ! ;) J’adore le passage de l’homme masochiste sous la semelle ! Quant Ă l’adoration de la femme, cela marche quand mĂȘme un peu. J’ai plein de copains qui rampent Ă©crasĂ©s sous un escarpin :).
Louis-Georges T. m’en a racontĂ© une autre il y a de cela deux semaines, courte et hilarante (trouve-je) : Un homme est enlevĂ© par des forces invisibles et projetĂ© sur Pluton, la planĂšte oĂč vit Dieu, loin des hommes, dont il n’a strictement rien Ă faire. Dieu le voit arriver et rappelle Speed Rabbit Pizza car il y a eu une erreur dans sa commande, il le renvoie. A son retour sur Terre, des foules se sont amassĂ©es et attendent que l’homme parle, rende compte de son expĂ©rience. Mille micros l’entourent et lui demandent s’il a vu Dieu. L’homme rĂ©pond : « Oui. C’est une femme, elle est homosexuelle et elle est noire. »
C’est tout. ça me fait rire Ă chaque fois.
un grand blog. du grand Marc. we want some more. on pourrait en faire un film, ou mieux, un dessin-anime.
Je veux ĂȘtre bip-bip alors ! ;)
j’adore ton histoire sans fin
j’en ai une autre :
un homme a l’habitude de jouer tous les mercredi aux Ă©checs avec un ami. une partie. un rite immuable.
Ils jouent depuis si longtemps qu’ils ne se parlent mĂȘme plus, ou presque. ils s’assoient, ils jouent⊠ils se sĂ©parent⊠comme ça chaque semaine.
un jour, l’un des deux hommes – mark – ne vient pas. l’autre l’attend⊠rien. il essaie de prendre de ses nouvelles⊠Mark a disparu.
Mais il ne se dĂ©courage pas, et chaque semaine il installe l’Ă©chiquier et attend.
une mois, un an, 2 ans⊠rien. l’homme attend, Ă©chiquier prĂȘt.
un jour de la CinquiĂšme AnnĂ©e, Mark revient. Ă©maciĂ©, barbu, les yeux cernĂ©s, un peu fousâŠ
Il s’assoit et sans un mot commence Ă jouer.
la partie se dĂ©roule; classique. l’ouverture au fou⊠évidemment.
Ă©galitĂ©âŠ
Ă la fin de la partie, l’homme demande Ă Mark : je ne voudrais pas ĂȘtre indiscret, mais qu’a tu fais pendant tout ce temps ?
mark rĂ©pond, j’ai eu besoin de partir, de rĂ©flĂ©chir⊠je vivais dans une grotte, je buvais l’eau d’une source, je rĂ©flĂ©chissais sur le Sens de la Vie.
- Ah ! et tu as trouvé quelque chose ?
- oui j’ai trouvĂ© : la Vie, c’est comme un Grand Jet d’Eau.
l’autre rĂ©flĂ©chit, une minute et il dit
- ben non⊠la vie ce n’est pas comme un grand jet d’eau
alors mark aprÚs une seconde répond
- oui, tu as raison. la vie ce n’est pas comme un grand jet d’eau.
voilĂ . tu peux me jeter des pierres pour monopoliser ton blog.
Tu rigoles ! J’adooooooooore trouver des commentaires sur ce minibĂ©bĂ©blog ! Tu es le pĂšre NoĂ«l (pour continuer dans la veine catholique ;)) !