Nouveau rayon
Réveil comme un avion s’écrase, à 13h23.
Eloïse et les minis sont à Bordeaux pour une semaine, aussi depuis lundi je travaille très bien. L’atelier est un four, la mémé est toujours à son balcon à me mater mais je m’y suis fait et certaines après-midi sahariennes j’envisage sérieusement d’enlever le bas.
J’ai décidé qu’en fait ce n’était pas la tête de mon premier lutteur le problème (le vrai problème), mais le rayon qui s’échappe de la soucoupe volante dans le fond. Alors je l’ai poncé (2 heures) avec amour, histoire que le repentir soit indécelable in fine. Ce nouveau rayon achevé, une solution évidente surgira pour la tête du lutteur, qui portera la toile à son faîte, qui rendra hommage à tous mes efforts, et je dévalerai ce toboggan poïétique en ricanant (je n’ai pas réussi à caser « paronomase » dans cette phrase, à mon grand regret).
Casse-gueule cette histoire d’ovni, mais il faut la tenter. D’ailleurs je ne suis pas le premier parait-il (Céline Berger, camarade peintresse, m’a fait découvrir cette vidéo incroyable, à mi-chemin du gag et d’un ésotérisme noble) :
J’ai aussi verni une grande toile très cucul, absolument réussie à mon avis et, regardant le sol par hasard, je me suis demandé si j’étais le seul peintre dans cet atelier.
En rentrant je passe au « Géant des Beaux-Arts » : Quatre pinceaux 30€. La tentation d’en voler huit m’a traversé l’esprit mais j’ai reçu une éducation stricte et particulièrement métaphysicienne qui, en tout, me dessert (et puis j’ai peur de la prison, ma seule peur véritable, l’enfermement, bien plus terrifiant que la mort).
Une heure plus tard je suis récompensé, clin d’oeil de l’immanence, la fille du restaurant japonais glisse en plus de mon chirachi une boîte de makis dans mon sac plastique. Je lui indique son erreur mais elle répète « cado ! cado ! ». Trois solutions : soit la théorie du karma, des chacras (Manipura en l’occurence) et tout le tintouin est valide, soit j’ai une touche pas possible avec la serveuse du restaurant japonnais, soit les makis qu’elle m’a refilé sont dans sa vitrine depuis octobre 2006. Je regarde dans le sac, ils ont l’air bons.
Avant d’entamer mon repas en surfant sur Facebook (pauvre petite vie que la mienne), le projet de ranger mon bureau se présente quelques secondes à mon esprit mais s’évanouit immédiatement au profit d’une partie de poker en ligne (« Pixelboss » sur Winamax, c’est moi). Brelan de saumon, me voilà .
Il faudrait que je réponde aux mails de mes amis mais je le ferai cette nuit. La nuit mon vaisseau se pose.
Commentaires (2) [Permalien]






La serveuse du restaurant japonais est trop jeune pour toi. Elle travaille pour ses parents le soir après le lycée. Mais c’est vrai qu’elle est adorable. A moins que tu aies trouvé un autre restaurant japonais dans le quartier…
Pour le bureau, dommage.
Love tout de même.
Moi aussi avec un petit cartable je ferais lycéen ! :)
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