La Poursuite du bonheur
« Je ne comprends pas bien le sens de cet enfer
mis à part quelques blacks au maquillage argent,
les gens font la chenille comme dans un film allemand
la soirée semble ouverte à tous les mamifères,
En me concentrant bien, je perçois quelques codes
dans le touché d’organe et les embrassements
Il est déjà trois heures et la musique érode
l’ensemble des désirs. Je progresse vers le blanc
Est-ce que je suis heureux ? Est-ce que je suis absent ? »
Michel Houellebecq
(reproduction du poème manuscrit paru dans la revue NRV de F. Beigbeder)
Où l’on réalise que Michel Houellebecq est un immense poète en plus d’être un romancier conséquent. Ou l’on se fait à l’idée d’un poète célèbre ou l’on rate ce début de siècle. Il faut plaindre les sociétés sérieuses qui baudelairisent à contre-sens.
La corde du spleen reste tendue.
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« Et tu dineras seul, d’un panani saumon, dans la rue de Choiseulle, et tu trouveras ca bon ». Deux vers qui ont marque mes 20 ans. Immense poete.
C’est très étrange parce qu’il n’est pas salué comme un grand poète par la clique des poètes professionnels. Ceux qui nuitisent, éternitalisent, azurisent, et qui forment les douze légions du contingent français sont parvenus à un tel degré de médiocrité qu’ils ne savent pas reconnaître leur maître, pire, elles l’ignorent. Il est « en-dehors » de leurs préoccupations. En cela il est aussi un poète maudit. Finalement ce mythe tient bien la route. :)