Je peux ĂȘtre une grenouille


2 octobre 2009 21h 57

Je peux ĂȘtre une grenouille

Moi aussi je peux ĂȘtre une grenouille si je veux.

J’ai passĂ© ma semaine Ă  croasser, Ă  nĂ©nupharder, Ă  me prendre pour un boeuf. En fait tout Ă  commencĂ© lors du dĂźner chez Jacques K, par son tip top osso bucco et sa glace au yaourt, c’est lĂ  que l’idĂ©e du boeuf m’a traversĂ©e : une Ă©vidence, un destin probable, enviable, une vĂ©ritable ambition. J’ai donc passĂ© la semaine Ă  photographier et rephotographier mon accrochage chez Kimiko, faisant erreurs sur erreurs dans la balance des blancs ou la vitesse d’obturation. Il va me falloir le week-end pour rĂ©cupĂ©rer la sauce des RAWs sur CS3. Mais Ă  la seule idĂ©e du mailing qui suivra je frĂ©tille, je roucoule, je bondis ! Croùùù !

Mercredi Tokyo Art Club et petite discussion avec Marc-Olivier W. Ă  propos des « ChĂąlets de Tokyo ». J’ai enfin pu dire Ă  Carleen H. qu’elle m’impressionnait beaucoup, ce qui rattrape dans mon esprit toutes les tĂȘtes incroyables que j’ai pu faire depuis deux ans en la croisant. Elle a beaucoup ri. Susanne dansait Ă  minuit alors je n’ai pas voulu la dĂ©ranger et je suis reparti bien content du succĂšs de son « Global Art », et qu’elle me prĂ©sente toujours avec cet accent anglo-bavarois so chic comme « un merveilleux artiste ».

Jeudi Martin fĂȘtait son dĂ©part, c’est un peu bĂȘte qu’il parte maintenant, Ă  ce moment lĂ . Sarah et moi avions dĂźnĂ© Ă  la maison avant, en dĂ©but de soirĂ©e, puis nous nous sommes perdus et nous avons ratĂ© les autres de la fĂȘte. Cela a rendu ce moment encore plus triste, puisque nous sommes arrivĂ©s Ă  la fin, Ă  la fin du dĂ©part. La cousine de Martin (qui fait mĂ©decine) eu le malheur de me demander ce que signifiait l’expression « balance des blancs ». Pauvrette. J’ai fait ensuite pour le public qui restait le pitre, histoire de tromper mon monde et nous sommes repartis. Sarah m’a raccompagnĂ©e au mĂ©tro, c’Ă©tait son anniversaire. J’aurais aimĂ© lui offrir de ces cadeaux que Robin Masters fait Ă  Magnum de temps en temps dans la sĂ©rie (une Ferrari, une chemise Ă  fleurs, une moustache), mais je n’ai trouvĂ© qu’un livre illustrĂ© sur les « chansons essentielles des annĂ©es 60″ Ă  lui tendre comme une galette de pain azim, en souvenir de notre fuite d’Égypte Ă  nous, notre traversĂ©e de l’adolescence.

Aujourd’hui dĂ©crochage enfin, emballage fatiguĂ©. Ce soir dĂźner avec Richard S., ancien photographe de belles plantes pour Lui amĂ©rica. Mon anglais s’est Ă©maillĂ© de « fuck », « breast », « lips » et autres joyeusetĂ©s… Nous avons bien rigolĂ©.

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