Pourquoi j’aime Terry Rodgers et pourquoi je vous emmerde
Techniquement, je n’ai jamais partouzé. Bon une fois je me suis retrouvé quand j’étais jeune avec deux copines, mais même là , j’ai plutôt entrepris l’une tandis que je caressais (sans doute maladroitement) l’autre, qui a ensuite préféré s’entretenir longuement avec ma première partenaire, à bouche que veux-tu, plutôt que de finir en pomme d’amour sur mon zoom zoom zang. Il me reste de cette époque une sensation de débordement dès qu’il y a trop de seins dans un lit et le souvenir d’un joint terminé torse nu à la terrasse de l’appartement de notre hôte place Sainte-Catherine tandis que les camions municipaux aspergeaient les trottoirs et que mes deux complices (tout de même) s’essayaient en alternance au cunnilingus. A ce moment précis j’ai ressenti un type de mélancolie dont j’ignorais jusqu’à l’existence et qui n’allait plus, par la suite, bien heureusement, se remanifester. Longtemps, ayant pourtant beaucoup lu, je ne pus mettre de mots précis sur cet abattement étrange, puis finalement, l’expression « tristesse de la chair » s’imposa à moi, principalement à cause de Chateaubriand (ce serait trop long à expliquer).
Alors les grands tableaux de Terry Rodgers (www.terryrodgers.com), qui rassemblent artificiellement (ce sont des montages) ses amis, dans la même pièce, pour des fins d’orgies ou d’after party californiennes très peu safe sex, j’aime.
Bon, mais j’aime aussi Bouguereau (autant balayer les derniers doutes de ceux qui avaient déjà statué sur mon cas). J’aime la fraîcheur, j’aime la naïveté, j’aime l’eau… et je vous emmerde.
Commentaires (4) [Permalien]







Comment ne pas m’inquiéter de la stricte coïncidence temporelle entre ce blabla sur Terry Rodgers et l’annonce que tu comptes mettre tes amis dans tes tableaux ? Que ce soit bien clair, j’accepte de faire le pot de fleurs, c’est tout.
Sinon c’est drôle mais le Bouguereau a encore plus l’air d’un montage que les Rodgers.
J’ai aussi une pensée émue pour tous ceux qui taperont « cunnilingus » sur google et devront ainsi à leur lubricité la découverte de ce phÅ“nix des blogs.
Mais il n’est question que de fleurs dans ces tableaux chère s. ;) J’en ai surtout marre de faire des tableaux tous publics. Il s’agira de faire des tableaux destinés à n’émouvoir qu’une seule personne en particulier, des tableaux très ciblés.
Ne t’excuse pas d’aimer ce que tu aimes – sois-en fier, camarade !
alors comme ça t’ assure pas, trop cérébrale sans doute, dommage que tu ais laissé passer cette belle occasion, deux femmes c’ est pas mal.
Pour le reste je te comprend j’ ai déjà du mal parfois à ce que d’ autres me regardent manger, alors pour le reste…
Tu nous emmerdes, c’ est bien, il y a longtemps que j’ avais envie de la dire cette phrase, mais tu me devance décidément tu es un avant-gardiste.
Allez pour le fun » je vous emmerde tous ! »