Quelques pistes ?


28 novembre 2009 15h 40

Quelques pistes ?

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24 novembre 2009 20h 32

Il est vrai qu’en Corse j’ai l’accent corse

Je m’en veux, je m’en veux, je m’en veux. Bourdieu, c’est mon Dieu. D’ailleurs la notion d’habitus, il en faudra plus pour la flinguer. Mais Mister Lahire, c’est bien quand même, c’est intéressant.

source : Entretien avec Bernard Lahire, sociologue, La vie des idées

Maintenant que le maître n’a plus de bureau, j’irai lui en toucher un mot au Père-Lachaise (puisque j’y suis souvent comme chacun sait).

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23 novembre 2009 3h 05

Question chaussures

J’ai un vieux fantasme de Superga. Pourtant je n’ai jamais passé le pas, j’en suis toujours resté à la Converse blanche (le premier jour) de base, à la Superga du plouc. Ils sont quelques-uns ces vêtements que j’ai toujours voulu porter sans parvenir à les acheter. Ce doit être sociologique (quand un truc n’est pas logique on met « socio » devant et tout s’éclaire). Toujours est-il qu’en ce moment cela me démange plus qu’il y a un mois (Et dire que certains se préoccupe de Moyen-Orient pendant ce temps-là). L’approche de Noël sans doute réveille cette pulsion ancestrale (Tout le monde sait que le père Noël porte lui-même des Superga, d’où mode). En tout cas, à regarder mes vieilles Caterpillar d’atelier et leur incroyable vangoghisme, je suis certain d’une chose, c’est d’être dans le coup sur la longueur question chaussures.

Caterpillar
Souliers, Vincent Van Gogh, 1885

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21 novembre 2009 17h 08

Réfléchir longtemps avant l’adoption d’un ami

L’amour la mort, tout le temps. Les emmerdes, surtout en ce moment. Mais dimanche, avant d’aller voir Mission-G avec la petite indienne (une bande de hamsters surentraînés au sein d’une cellule secrète du FBI sauve le monde de la destruction. Le méchant, c’est la taupe), nous avons déambulé dans le colombarium du Père-Lachaise en partageant un Coca-paille-coudée. Subitement, B* s’est lancée à la recherche de l’urne de Claude Boujon, un dessinateur de livre pour enfants, mort d’après elle, avec cet argument implacable : « Ses livres sont à Paris alors il doit être enterré à Paris ». J’ai le sens du sacré, je respecte les morts, et puis tout est tellement pathétique finalement qu’il valait mieux ne pas rigoler, et nous avons cherché l’alvéole de Claude Boujon. De temps à autre, nous tombions sur des plaques moins classiques que d’autres, mais nous n’avons pas trouvé Claude Boujon.

Dans la série Séries, j’ai découvert (vieux que je suis), il y a peu, une nouvelle « figure amoureuse » (si Roland me permet d’étendre son concept à la pratique que je m’apprête à décrire). Je n’étais plus passé sur le pont des arts depuis le suicide de Bérégovoy. J’y ai trouvé des centaines de petits verrous attachés aux grilles du pont, parfois en grappes, et sur lesquels sont gravés les initiales, les coeurs, les noms et les dates de quelques acmées romantiques désarmantes. Un verrou qui ne verrouille rien, c’est beau. Toute cette installation collective et spontanée, issu d’un consensus tacite, d’un mimétisme qui s’assume, cette entreprise collective de célébration d’un sentiment qui, habituellement, exile du reste du monde, ce coup de génie de nos touristes, n’est-ce pas merveilleux ? Je vous invite à aller l’admirer (mes photos n’en rendent que très partiellement compte), c’est la plus belle installation qu’il m’a été donné de voir cette année.

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Il y a trois jours, F., une ancienne amie qui figure dans Pertes humaines, m’a renvoyé par l’intermédiaire de ma soeur le tableau que je lui avais offert il y a quinze ans pour son mariage. Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette semaine ? Je l’ai rappelé depuis deux fois, pour lui dire que ce serait toujours son tableau, qu’il était temps sans doute de nous retrouver, après quatre années de brouille. J’ai pensé qu’elle avait besoin de moi. Mais elle m’a raccroché immédiatement au nez. J’ai renoué avec le répondeur. Je me rend compte qu’une fois prise une part importante à/de la vie d’autrui, c’est réciproque, et l’on ne peut plus vraiment sortir de la vie de l’autre, qu’on le veuille ou non. C’est étrange. J’attends son coup de fil. Je veux y croire. Sénèque a raison qui conseille de réfléchir longtemps avant l’adoption d’un ami. J’avais réfléchi longtemps :

Sénèque, Du choix des amis (cf. source)

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