Le rêve de ma mère
Alors bon voilà , je n’avais jamais teufé à la Conciergerie… Jamais. Ce sont des choses qui ne se disent pas, mais, parfois, ça va mieux en le disant. Donc hier soir invitation VIP nominative pour la soirée de lancement du magnifique 100 monuments 100 écrivains / Histoires de France auquel j’ai contribué (pour ceux qui ne suivent pas). Première remarque : l’endroit ne fait en rien penser au hall d’une tour HLM.
Je débarque avant E. pour être à l’heure tandis que ma chère moitié attend toujours Ouarda, la babysitter, qui est tombée dans la neige (version poétique), qui s’est vautrée devant le McDo, carrefour Gambetta, et s’est accessoirement foulée la cheville (version des témoins).
Je retrouve Martin qui a fait l’aller-retour d’Allemagne pour l’occasion j’ai l’impression (à mon époque le STO, c’était moins les vacances). Puis arrivent Thierry I. (excellent camarade) et Marie N. que je ne connaissais pas mais qui se révélera au cours de la soirée une excellente camarade aussi !
Discours excellents puis cocktail dinatoire (Fauchon) ! Beaucoup trop de foie gras à mon goût mais bon, du lourd, du ministère, pas les demi-sandwichs club au tarama Leader Price de Gérard pour son départ à la retraite. Il y a des trucs à manger, comme donc du foie gras, conditionné en fausses petites pommes d’amour recouvertes d’éclats minuscules de noisettes (imagination des traiteurs), je passe sur le mini-repas japonais et la cassolette de dînette, remplie d’un poisson merveilleux, anonyme bouilli dans un jus de citron. Sur de petites glaces napées in extremis de chocolat au lait par un artisan de la team Fauchon qui déployait dans le moindre de ses gestes toute l’aisance des maîtres verriers du Quattrocento vénitien (si si !), le monogramme des monuments nationaux ! C’est à ce genre de détail que l’on est certain d’être au bon endroit, à l’emplacement exact dans la ville où la civilisation, dans sa coquetterie, a décidé de se manifester.
Pendant que nous mangions, une sphère orange éclairait les voûtes.
Sur les tables, d’autres sphères, avec une drôle de laitue à l’intérieur. Mais le monsieur de la team Fauchon m’a interdit d’y goûter.
J’ai pu ensuite remercier (trop rapidement) Gauthier, Adrien, j’ai fait la connaissance de Jérôme P. (j’en reparlerai) et de tout plein de gens vachement chouettes.
Plus tôt, Martin était parti (il n’arrête pas de partir ce garçon, c’est son truc, mais c’est tout de même un peu inquiétant) à une autre soirée, un truc qui avait l’air très chaud, chaud brûlant, avec des filles qui lisent des livres dans lesquels des filles qui ne lisent pas de livres font des trucs sales avec des types qui écrivent des livres. Une soirée comme on en rêve tous quand on écrit des livres (évidemment). Bon, au final il a fallu partir. Je veux dire « nous aussi », je veux dire : « Il nous a fallu partir, finalement, nous aussi ». Chacun sait que les bonnes choses ont une fin, toujours.
Petit, ma mère n’avait qu’un rêve (disons de ceux qu’elle confiait à ses enfants), être invitée au cocktail que le préfet organisait chaque année pour le 14 juillet. Eh bien hier soir, j’ai réalisé le rêve de ma mère (en gros). Que me reste-t-il de vie, à réaliser quels rêves, pour laisser aux encombrants quels rêves à mes propres enfants ?
La réponse à cette question m’a été, à mon grand étonnement, apportée le soir même à la suite d’un concours de circonstances qu’il serait à la fois terrible de résumer et pénible de détailler. Heureusement, il a été filmé :
Commentaires (5) [Permalien]








Salut Marc,
En fait non je ne suis pas venu pour ce truc à la conciergerie mais pour une rencontre avec des bibliothécaires le lendemain matin (pour parler de mes livres pour enfants). Trop de monde pour moi, je n’ai pas salué Adrien. Je ne suis pas à ma place dans ce genre d’endroits.
Et la soirée avec les filles c’était une lecture organisée par Les Filles du Loir, une association de lecteurs. J’ai rejoint Thomas Reverdy et c’était sympa.
bises !
Martin P
Ah Martin ! Laisse-moi emporté par mon imagination ! :) Je ne savais pas où tu partais et je me suis fait des films auxquels je tiens plus qu’aux réalités tangibles ! J’avais bien entendu le mot « fille » lorsque tu es parti et cela me suffit ! :) Quand un homme quitte un cocktail Fauchon, c’est pour retrouver une femme, toujours, que tu le veuilles ou non. Celles qui te croisèrent sous la neige le savaient ! D’ailleurs je regrette de ne pas t’avoir accompagné (j’aurais su la vérité et j’aurais pu la travestir davantage). J’espère que Thomas va bien et qu’une autre soirée sera organisée au même endroit à la même date lorsque le monde aura recommencé. Ce soir-là j’abandonnerai les toasts pour mener l’enquête sur toi qui s’impose et te filant sans que tu t’en aperçoives, j’accumulerai les preuves que tu es un Loup-Garou (Je sais, ça ressemble à une théorie de Jakuta mais sur ce coup-là ça me semble valide). Bises ;) M
ahah, si vous faites un jour une enquête sur le fameux Martin Page, je vous raconterai comment se tient le bougre quand il est invité à un concert de musique baroque et ce qu’il a à dire, plus généralement, sur ses échappées belles!
Suis très curieux de vos informations car je monte un dossier pour le faire chanter ! :) Echange photos du dit MP en compagnie de Che Guevara conte photos avec Staline.
Hé non !
Je me tiens bien, toxico, j’étais simplement circonspect en raison d’une chose qui venait de se passer.
Pas d’échanges de photo !