Comme c’est triste qu’il soit mort
Après moult rebondissements, dĂ©part demain pour Barcelone (Youpi !). Aujourd’hui, j’ai refait les branches de mon « PrĂ©sence du Japon » façon huile grasse. ça a l’air torchĂ© mais ça m’a pris environ trois heures. Bon, mais lĂ elles sont finies. Cela fera un beau contraste de texture avec les figures Ă cru sur la toile.
Un passage gĂ©nialissime, tirĂ© d’un livre entièrement gĂ©nialissime, de Daniel Arrasse : Le DĂ©tail, Flammarion (Comme c’est triste qu’il soit mort. L’intelligence ne protège de rien) :
« Manet ne fait pas le dĂ©tail en ce sens qu’il ne « finit » pas, il ne peint pas les petites parties des objets, le particolare. Ce qui se fait voir, au plus près, ce sont des petites parties de la peinture mĂŞme, Ă la fois son matĂ©riau et le geste qui l’a posĂ©, jetĂ© sur la toile : dettaglio. » (p.253)
Bon, ben question dĂ©tails, je suis plus souvent du cĂ´tĂ© du dettaglio, c’est clair. MĂŞme si je ne m’interdis rien par principe.
Dans le mĂ©tro en rentrant, un gars s’est dĂ©foulĂ© sur une affiche et n’a pas Ă©tĂ© dĂ©rangĂ© pendant un moment semble-t-il :
Certains soirs je suis assez d’accord avec ça.
Ils ont installĂ© dans mon McDo des bornes de paiement carte bleue. Du coup j’ai grugĂ© tous le monde. Un type genre racaille vieillissante m’a lancĂ© un vilain regard. Je ne sais pas quelle a Ă©tĂ© sa journĂ©e mais la mienne se serait bien passĂ©e des deux secondes qu’il m’a accordĂ©es.
Je manque de chaussettes, j’en achèterai lĂ -bas… Tous les dĂ©tails ne se valent pas.
Je me rend compte d’ailleurs que Le DĂ©tail d’Arasse est en rupture de stock, indisponible. A partir de maintenant, j’y ferai encore plus attention (et je vous plains).
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